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Pourquoi et comment éviter les conflits autour de la nourriture ?

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Vous êtes une adepte de la technique "Finis ton plat et t'auras droit au dessert !" ou encore de "l'avion-cuillère" pour inciter votre tout petit à manger ? Il est vrai qu'il est de plus en plus difficile pour beaucoup de parents de faire manger une alimentation saine et variée à leurs enfants, faute de temps, de moyens, ou tout simplement parce que les enfants sont difficiles lorsque vient l’heure du repas.

Dans la majorité des cas, nos enfants ne diraient pas non à manger tous les soirs des pâtes, des steak-frites, ou des pizzas…!  Toute tentative de varier les menus se solde souvent par un échec ou des disputes. Et vous finissez par vous inquiétez en pensant que votre petit ne mange pas assez et/ou de manière peu saine. Aujourd’hui, la Chouette vous livre ses conseils pour éviter les conflits autour de la nourriture et pour développer comme il se doit les papilles de votre enfant !

 

 

La néophobie alimentaire, une période obligée

Vers l’âge de 2 ans, l’enfant traverse une période reconnue scientifiquement et appelée « néophobie alimentaire ». Comme son nom le sous-entend, l’enfant, durant cette phase, ne veut plus goûter aux aliments qu’il ne connait pas, et aura tendance à trouver mauvais le moindre aliment qu’il acceptera de goûter. Même si cette phase peut paraître frustrante et/ou inquiétante pour les parents, sachez que celle-ci est on ne peut plus normale. Vous-même y êtes passé !

Votre enfant a besoin d’un certain temps d’observation et de recul pour comprendre que les aliments nouveaux ne représentent aucun danger pour lui. C’est en vous voyant vous, vos proches et votre entourage manger que l’enfant finira par prendre confiance et s’intéresser à son tour à la nourriture. Peu à peu, il mangera des aliments de plus en plus variés, même si pour certains d’eux, cela peut prendre plus temps.

Ce comportement est plus marqué vers 3 ans, puis disparait graduellement à partir de l’âge de 8 ans. Dans tous les cas, évitez de dire à votre enfant qu’il est difficile, car sinon il pourrait bien le devenir pour de bon, faute de confiance. Dites-vous qu’une ambiance agréable à table sera d’une grande aide pour développer le plaisir de bien manger.

 

 

 Inutile de forcer votre enfant quand celui-ci n’a plus faim

Nos enfants savent d’instinct consommer le nombre de calories nécessaires. Quand votre enfant semble avoir assez mangé, ne le forcez pas. S’il s’arrête de manger, ce n’est certainement pas pour vous contrarier délibérément, mais uniquement parce qu’il a satisfait sa satiété et qu’il n’a pas besoin de plus. Il est donc important de laisser l’enfant décider des quantités. Bien entendu, si le poids de votre enfant diminue ou si vous pensez qu’il mange au-delà de sa faim, il conviendra de s’en préoccuper et de contacter un médecin si nécessaire.

 

 

 Le repas, une phase clef propice au développement de la motricité fine, du code social et à l'éveil sensoriel

Gardez de vue que le repas est un moment propice au développement de certains axes d’apprentissage jouant un rôle prépondérant dans la philosophie Montessori. Manger est pour l’enfant une occasion idéale de développer sa motricité fine et la coordination de ses mouvements.

D’ailleurs, ne vous étonnez pas et ne vous énervez pas si votre enfant utilise ses doigts pour se nourrir. Il s’agit d’un réflexe purement instinctif qu’il convient de ne pas refreiner. Plus vous laisserez votre enfant se nourrir seul, plus il deviendra habile.

 

De la même manière, en acceptant la présence de notre enfant à table, nous lui accordons notre attention, lui témoignons de la considération et lui montrons qu’il appartient bien à la famille. Le repas est un temps d’apprentissage du code social et du langage. Ce pourquoi il est important d’aménager votre emploi du temps de telle sorte que vous puissiez manger avec lui le plus souvent possible.

Le repas est également une occasion idéale propice au développement sensoriel (goût, odorat et toucher). Ce pourquoi il convient de rendre le moment du repas ludique et intéressant pour l’enfant, afin qu’il puisse y apprendre un maximum de choses.

 

 

 Nos chouettes conseils

 

1. Ne jamais punir un enfant parce qu’il n’a pas fini son assiette

L’enfant qui est puni pour ne pas avoir fini son assiette risque d’associer le moment du repas à un moment négatif.

 

2. Le dessert n’est pas une récompense

C’est une tradition qui se répand de père en fils, mais il vous faut bien comprendre qu’inciter l’enfant à finir son assiette pour qu’il ait droit au dessert n’est pas là non plus une solution, car votre enfant portera là encore une connotation péjorative au repas principal.

 

3. Le repas se doit d’être un moment convivial et agréable

Évitez les commentaires quelconques sur ce que votre enfant n’aime pas manger. Les critiques sur les "caprices" alimentaires de votre enfant le conforteront dans sa position et le braqueront. Vous n'y gagnerez donc rien.

 

4. Faites participer votre enfant à l’élaboration des recettes

Impliquez le plus souvent possible votre enfant dans le choix et la préparation des repas (même pendant les courses par exemple !). Si votre enfant verse des ingrédients dans votre recette, il sera bien plus disposé à goûter votre plat.

 

5. Repérez les signes de satiété de votre enfant 

Si votre enfant commence à jouer avec la nourriture ou qu’il se comporte mal, c’est que celui-ci cherche à vous faire passer un message et qu’il veut attirer votre attention : il n’a plus faim. Inutile de le forcer à manger dans ce genre de situation, ce serait peine perdue.

 

6. Faites preuve de créativité 

Si votre enfant est difficile vis-à-vis de son alimentation, il est nécessaire de faire preuve d’imagination et de créativité afin de lui présenter la nourriture de manière ludique et pour qu’il s’y intéresse de nouveau. Par exemple en présentant le même aliment sous différentes formes et cuisiné de manière différente, il finira tôt ou tard par apprécier ledit aliment.

 

7. Stimuler les papilles de l'enfant dès son plus jeune âge

Votre enfant sera moins réticent à l'idée de goûter de nouvelles saveurs s'il apprend à découvrir de nouveaux arômes et saveurs par le biais d'expériences sensorielles. Par exemple, avant de faire goûter un aliment à un enfant, il peut-être intéressant de le lui faire sentir ! La fonction olfactive se doit elle-aussi d'être éduquée, car elle est étroitement liée à la fonction gustative. De la même manière, en faisant découvrir de nouveaux aliments à l'enfant dès son plus jeune âge, l'évolution des goûts se fera bien plus rapidement !

 

8. Laissez une certaine mobilité à votre enfant

Laissons à nos enfants la liberté de sortir de table lorsque les repas se prolongent afin que l’idée d’être à table reste un plaisir et non pas une contrainte. Il ne faut pas oublier qu’un enfant éprouve le besoin constant d’être en mouvement et qu’il n’a pas la capacité à rester assis à table très longtemps sans faire quelque chose ou bouger. Débarrasser la table ou aller chercher le dessert peut être une solution de secours ! 

 

Vous l'aurez compris, le repas est un moment clef de la journée pour votre enfant. Vous avez donc tout intérêt à ce que celui-ci se déroule bien et dans la bonne humeur ! Il pourra ainsi développer et parfaire les différents axes d'apprentissage dont nous avons parlés précédemment.

 

À vos fourchettes et serviettes et... À table ! 

 

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